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(Voir présentation de l'atelier 8)
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Transcription complète (PDF)

Intervenant : Philippe NOTTIN, chef de service de l'Hôpital de Vierzon, membre du conseil d'administration de la Ligue de l'Enseignement, ancien militant du MLAC et du Planning Familial.

Présidente de séance : Cécile LOUP, chargée de recherche à l'Observatoire astronomique de Strasbourg (CNRS)

Nous fêtons, cette année, le 50e anniversaire du planning familial. La loi de 1967 a été une réalité grâce aux mouvements des jeunes. Cette loi a permis la délivrance de la pilule contraceptive, et donc la régularisation des naissances.

Un constat : le nombre d’IVG semble croissant depuis 2003. Ce n’est qu’un sentiment puisque l’outil épidémiologique du recueil des statistiques a été cassé, et donc le sentiment n’est pas réellement objectivé par des chiffres.

Le nombre d’IVG est de 200 000/an, et concerne donc toutes les femmes, puisque statistiquement, chaque femme est concernée par une grossesse non désirée dans sa vie. 50% d’entre elles répondent par une IVG.

La pilule contraceptive, pourtant reconnue comme un moyen de contraception efficace, semble boudée par les femmes.

La contraception moderne est hormonale et cette contrainte est imposée aux femmes de façon autoritaire. D’autres méthodes matérielles sont tues.

La connaissance de la contraception hormonale est complexe

Par contre, les femmes ont perdu la connaissance de leur corps, et pourtant la liberté est d’abord fondée par la connaissance.

La société cruelle, actuelle, plonge les femmes dans une solitude, une insécurité sociale, et si elle revendiquaient leurs droits à l’information, à l’aide, à l’accompagnement à la contraception qui leur conviennent. Toutes ces situations de mal-être stimulent le besoin de transmettre la vie, le besoin d’un futur, d’exister.

La femme qui a un besoin d’enfant et l’assume oublie sa contraception… et une fois porteuse de grossesse… est face à l’abandon de l’homme qui n’adhère pas à ce projet. La femme, alors, demande l’IVG.

Depuis 2001, l’absence d’entretien pré et post-IVG pour les jeunes adultes entraîne une grande détresse de celles-ci, la culpabilité, la souffrance perdurent chez les femmes, dans les couples.

L’IVG est une souffrance ! Quelles réponses ?

  • Il est intéressant d’apprendre aux adolescents comment fonctionnent leur corps, et ce rapport à la parentalité, en donnant les moyens à l’Éducation nationale ;
  • Il serait peut-être intéressant de rendre l’éducation à la contraception aux sages-femmes.


La contraception n’est pas dans la culture des médecins formés à la pathologie, et cet encadrement médical est visiblement un échec.

Malheureusement, le poids des laboratoires va peser sur les épaules des sages femmes. La pression des laboratoires est la source des désillusions d’aujourd’hui… mais ce discours est politiquement incorrect.

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